Chaque année, retrouvez sur notre site les interviews de quelques professionnels du tourisme de la Marne... Ces passionnées se mobilisent chaque instant pour faire connaître et partager les nombreuses richesses de la Champagne, la Marne !

Olivier CHARRIAUD
Directeur général de la Cité du Champagne Colle-Cogevi à Aÿ

En quoi la cité du champagne est-elle unique en son genre ?
C’est en effet un lieu unique en Champagne, parce que l’on peut y trouver tout ce qui fait et a fait le Champagne : l’histoire du mouvement coopératif défendant l’appellation, le terroir, les métiers, les arts, la culture…

Pourquoi l’avoir créée sur le site de la plus ancienne coopérative de la Champagne ?
Nos installations sont sur les lieux mêmes de la révolte de 1911 où les vignerons se sont levés contre l’injustice et pour la défense de l’Appellation, donc de la qualité. « Ville dans la ville », la Cité permet une organisation muséale parfaite, avec un hôtel particulier, un Musée des Métiers et l’ancienne Maison Bissinger.

Que peut-on y découvrir ?
La maison Collet-Cogevi, qui abrite une exposition sur l’histoire de la coopérative : 1500 documents d’archives (uniquement des originaux) sur l’histoire de la coopérative, le contexte social, économique et historique depuis 1911 jusqu’à la Champagne contemporaine. Une vinothèque de 30.000 bouteilles, remarquablement aménagée. La Villa Collet, réservée aux expositions culturelles (Art-Déco, haute-couture, chanson, cuisine des chefs). Et enfin, le Musée des Métiers du champagne, au pied des coteaux.

Quelles sont les types de visites que vous proposez ?
La visite classique, de 2 heures environ, avec dégustation d’un Champagne.
La visite découverte, d’une demi-journée avec dégustation commentée de 4 Champagnes autour d’un cocktail déjeunatoire.
Une visite d’une journée avec repas gastronomique et 5 Champagnes à déguster.

La Cité a un lien particulier avec le verre et notamment avec les créations mondialement célèbres de René Lalique : pourquoi ?
Parce que René Lalique est né à Aÿ. Nous venons de célébrer au travers d’une exposition le 70e anniversaire de sa disparition. René Lalique fut un des grands de l’Art-Déco dès 1921, date de création de la coopérative.
 


Anne-Héloïse et Nicolas PERNIN 
Château de Braux Sainte Cohière

Pourquoi avoir repris et redonné vie au château de Braux Sainte-Cohière, ancienne garnison militaire des XVIe et XVIIe siècles ?
Nous sommes un couple passionné d’histoire et de vieilles pierres. L’idée de reprendre un château est un projet commun porté depuis longtemps. Nous avons trouvé celui-ci, mis en vente par l’Institut de France. Le magnifique écrin de verdure dans lequel s’inscrit ce château chargé d’histoire et sa majestueuse architecture militaire, unique en Argonne, nous ont conquis.

Sur le site, on peut jouer en famille aux jeux des chevaliers : pouvez-vous nous expliquer ?
Beaucoup de jeux ont été inventés par les militaires pendant les périodes inactives des campagnes. Ces jeux sont donc une belle manière d’associer l’historique et le ludique.
Il y en a une cinquantaine à découvrir en famille. Tous ces jeux en bois sont fabriqués par des artisans spécialisés, à l’image des jeux d’estaminets encore très prisés dans le nord de la France.

Que peut-on admirer à l’intérieur et à l’extérieur du château ?
A l’intérieur, la chapelle, le logis XVIIe adossé au pavillon Henri IV, l’escalier d’honneur classé Monument Historique, l’enfilade de salons. Ce château en forme de quadrilatère est flanqué de 4 tours, avec un pigeonnier octogonal, indispensable outil de communication de l’époque et trésor architectural.

Un parc de 10 hectares invite aux promenades romantiques : quels en sont les éléments les plus remarquables ?
Le Château est entouré de douves de 15 mètres de large et d’un parc aux arbres centenaires, qui révèle tout au long de la promenade une roseraie, une orangerie, un jardin des simples donnant au parc un goût intemporel de calme et de sérénité. Nous y avons ajouté quelques transats et autres tables de pique-nique pour le plaisir et le confort des visiteurs.

Quelques exemples d’animations ?
Les enfants sont invités à l’atelier de madeleines à l’ancienne. Les familles se pressent à l’heure du conte argonnais et à l’atelier de chanson française traditionnelle animés par des hôtesses costumées.
 


Christian BRUYEN
Vice-Président du Conseil départemental de la Marne
Maire de Dormans

Pouvez-vous m’expliquer le concept de véloroute voie verte, même si le nom est très évocateur ?
C'est un itinéraire sécurisé et balisé pour une circulation en toute sérénité à vélo ou via d'autres moyens de locomotion douce. Situé le long du canal de la Marne, cette nouvelle véloroute s'inscrit en complément de celles déjà existantes, la voie verte châlonnaise, la coulée verte rémoise et les pistes cyclables autour du Der ; à terme, les amateurs de la petite reine disposeront d'un réseau couvrant le département de la Marne.

Combien de kilomètres fait-elle ?
La première phase de la véloroute de la Vallée de la Marne fait 25 km de Condé-sur-Marne à Damery, la prolongation jusqu'à Dormans fera 18 km. Nous engageons aussi le projet de liaison le long du canal de la Haute Seine, autour de Conflans-sur-Seine sur 17 km.

Quels sont les aménagements spécifiques à ce nouveau tronçon entre Condé-sur-Marne et Damery ?
De nombreux aménagements ont été pensés pour le confort des usagers flânant sur cet itinéraire… des aires de repos et de pique-nique, une passerelle permettant de relier la véloroute aux communes de Magenta, Dizy et Epernay, des Pass'vélo au niveau des écluses à la demande de VNF (Voies Navigables de France).

Est-elle praticable toute l’année, même hors saison ?
Cet aménagement financé essentiellement par le Département de la Marne avec des contributions de l'Europe et de la Région Champagne-Ardenne est constitué d'une bande de 3 m de large d'enrobés, permettant un usage toute l'année de l'itinéraire mais imposant évidemment certaines précautions en fonction des intempéries.

Quels sports peut-on y pratiquer ?
La véloroute est un itinéraire de balade et de loisirs adaptée aux familles, promeneurs, sportifs... On peut y circuler en vélo, à pied, en fauteuil roulant, avec une poussette ou en courant mais aussi en roller, en trottinette, etc.

Cette route est située sur un parcours européen : c’est-à dire ?
La véloroute de la Vallée de la Marne permettra bientôt aux cyclotouristes de découvrir notre territoire autrement mais aussi de s'évader vers l'Aisne et les régions limitrophes puis à terme reliera Paris à Strasbourg et même au-delà jusque Prague.

Quels lieux incontournables nous conseilleriez-vous sur cet itinéraire ?
Cet itinéraire bucolique est idéalement niché entre le Parc Naturel Régionale de la Montagne de Reims et les paysages du Champagne inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco. Les atouts sont nombreux et j'invite à contacter les offices de tourisme d'Epernay ou d'Hautvillers, le PNR et à consulter le site de l'Agence de Développement Touristique, www.tourisme-en-champagne.com, pour en savoir plus, mais d'évidence il y a de belles richesses à découvrir !


Thierry LANDRAGIN
Restaurant de l’Abbaye à Hautvillers

Quels sont selon vous, les 3 points forts qui singularisent votre restaurant ?
Le fait d’élaborer une cuisine familiale et de terroir, d’avoir suivi un parcours anachronique (première année de Médecine, études d’œnologie, Beaux-Arts…) et enfin d’être installé dans un grand parc paysagé…

Pourquoi avoir choisi ce lieu pour installer votre restaurant ? Racontez-nous…
Mes parents ont acheté le domaine en 1964. C’est donc un lieu de famille. Ma maman y était chef. On trouve à Hautvillers des traces de la famille Landragin remontant à 200 ans.

Le label « Maître restaurateur » est une récompense pour la qualité de votre travail. Quels sont les critères qui permettent l’obtention de ce label ?
Il y a 3 critères : l’expérience professionnelle, l’utilisation et la valorisation des produits frais de la région, la cuisine faite sur place.

Vous « cultivez » le bien vivre et le bien manger : quels sont vos critères du bien manger ?
La convivialité : prendre son temps pour savourer. Avoir une grande ouverture d’esprit pour donner à sa cuisine une dynamique originale et créative. Rechercher sans cesse des produits de terroir à faire découvrir.

Votre cuisine est originale, associant terroir et nouvelles tendances : pouvez-vous nous donner un exemple de plat servi dans votre restaurant ?
La tête de veau, accompagnée d’une poêlée d’automne (champignons, petits légumes…), j’en ai 8 recettes différentes !

Vous aimez partager votre savoir-faire. On peut venir chez vous prendre des cours de cuisine : est-ce possible toute l’année ?
Oui. Ce sont des cours très informels, des moments de convivialité où j’aide les gens à trouver ce qu’ils cherchent…

Vous proposez un « menu des cossiers ». Qu’est-ce qu’un cossier ?
Un vigneron. J’ai découvert ce nom dans un ouvrage champenois ancien. Pouvez-vous nous mettre en appétit ? Salade de chèvre d’Argonne (ou terrine fine maison aux accents du moment), Andouillette de Troyes à la moutarde au moût de raisin (ou sauté de veau au vin de Champagne),  pomme fondante au caramel de beurre salé, infusé de badiane et cannelle (ou salade de fruits maison).


Benoît JACQUINET
La Cave’O Truffes à Matougues

La Champagne n’est pas connue pour la trufficulture : qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans cette activité ?
L’envie de diversifier mon activité à la ferme, il y a de cela 18 ans. La lecture d’un article sur la truffe de la Champagne dans le journal La Marne agricole a été un déclic. L’intérêt pour la truffe s’est mué en passion, tout comme celui pour la relation avec le chien truffier.

Quelles sont les différences aromatiques entre la truffe de la Champagne et celle du Périgord ?

Celle de la Champagne a un arôme plus végétal que celle du Périgord. Son nom scientifique est tuber uncinatum et on l’appelle désormais truffe d’automne de la Champagne.

Vous souhaitez transmettre votre passion de la truffe de la Champagne et vous avez aménagé un espace d’exposition sur les lieux de votre exploitation : que peut-on y découvrir ?

On y découvre l’univers de la truffe, de manière très simple et didactique : il s’agit ici de désacraliser ce champignon souterrain méconnu, au travers d’une exposition synthétique construite autour d’une œuvre d’art. Nous projetons aussi un petit film bilingue Français-Anglais sur la recherche de la truffe avec le chien.

Pouvez-vous nous donner quelques exemples d’associations surprenantes plats-truffes ?

La glace à la truffe Maison, le sandwich à la truffe… Une simple baguette fraîche et croustillante tartinée sur les 2 cotés de beurre salé, des lamelles de truffe au centre, on referme et on laisse reposer 2 jours au réfrigérateur. Pour déguster ce sandwich pour le moins original, on le passe au toaster… Croustillance, arôme incomparable, originalité, un vrai goût de bonheur !

Qu’est-ce qui donne selon vous, l’aura si prestigieuse mais aussi mystérieuse de la truffe ?
La rareté, bien sûr, le goût si particulier, mais aussi l’absence totale d’intervention humaine sur la reproduction du champignon, tout cela donne à la truffe cette image mystérieuse et donc fascinante…


Eric LAVOISY
Directeur du Service des Espaces Verts de Reims

Le Parc de Champagne, le Jardin d'Horticulture et la Patte d'Oie à Reims ont obtenu en 2014 le label "jardin remarquable" : quelles sont les particularités de ces 3 jardins ?
Le label « jardin remarquable »  est attribué par le ministère de la culture à des jardins qui présentent un intérêt culturel, esthétique, historique ou botanique, ouvert au public et bien entretenus. Ces 3 jardins, de par leur histoire et leurs caractéristiques répondent à ces différents critères.

Quel célèbre paysagiste rémois a dessiné le parc de Champagne ? En quelle année ? Quelle était sa vocation ?
Le parc de Champagne a été aménagé à partir de 1907 par le Paysagiste Rémois Edouard Redont à l’initiative de Melchior de Polignac, directeur des caves Pommery. La vocation initiale était d’offrir aux employés des caves un lieu de détente et de pratiques de plein air. A cette vocation initiale et suite à une rencontre avec le Lieutenant Georges Hébert, est très vite venue s’ajouter une vocation sportive avec la création de nombreuses installations dont le collège d’athlètes.

Combien d’arbres dénombre-t-on dans ce parc ? De quelles essences ?
Le parc compte environ 3 000 arbres, avec une trentaine d’essences dont une majorité d’érables, marronniers, tilleuls et pins noirs mais aussi des essences plus rares comme le sophora ou le noyer noir. On note aussi la présence de nombreux buis.

Ce parc est très animé tout au long de l’année : pouvez-vous m’en dire plus ?
Depuis sa reprise en gestion par la ville de Reims en 2003, le parc est devenu un lieu d’accueil de nombreuses manifestations de plein air : au traditionnel concours hippique sont venus s’ajouter le concert pique-nique des Flâneries musicales, le défi nature, Reims vital été, le week-end de l’arbre et des expositions en plein air.

L’autre parc remarquable est le Jardin d’Horticulture : que trouve-t-on dans ce jardin de presque 2 hectares ?
Le jardin d’Horticulture Pierre Schneiter  est composé de 2 parties. Une partie dite « à l’anglaise » où les allées sinuent autour d’une pièce d’eau et d’une rivière en rocaille. On y trouve de nombreuses essences remarquables dont un très bel exemplaire de Fau de Verzy ou hêtre tortillard.  L’autre partie dite « à la Française » abrite un petit pavillon néo-classique, siège des activités de la Société d’Horticulture de l’arrondissement de Reims. Chaque été, ce jardin accueille une exposition florale à thème.

On trouve dans ce jardin un fau de Verzy. Connaissez-vous ses particularités et sa provenance ?
Le hêtre tortillard est une mutation du hêtre que l’on observe sur de nombreux sujets dans le secteur de Verzy dans la montagne de Reims. Il a une silhouette très caractéristique avec son tronc et ses branches qui présentent des contorsions très particulières et son port en « parapluie ». L’arbre du jardin d’Horticulture a sans doute été transplanté depuis la Montagne de Reims à la fin du 19e siècle.

Le parc de la Patte d’oie, à côté du Jardin d’horticulture, est un lieu de promenade prisé par les Rémois, avec des arbres majestueux et une présence de l’eau importante : un peu d’histoire ?
Ces 2 jardins ne faisaient en fait qu’un à l’origine. Ils ont été séparés lors de la création du Bd du Chemin de Fer devenu Bd Roederer en 1841. Des plantations d’ormes d’origine réalisées vers 1748 , le parc de la Patte d’Oie sera réaménagé en jardin à l’anglaise par Jean-Pierre Durand en 1884. C’est ensuite en 1994 à l’occasion de la construction du centre des congrès que le parc sera modernisé et transformé en « jardin d’eau » sur une esquisse du paysagiste Alain Marguerit.
 


Fabrice PROVIN
Château de Bignicourt sur Saulx

On peut dormir dans des chambres aux décors très différents : lesquels ?
Chaque chambre possède une antichambre, ce qui les fait ressembler à un petit appartement. Nous avons souhaité installer 5 styles différents afin de personnaliser le plus possible chaque chambre : Louis XV, Louis XVI, Napoléon Premier, Napoléon III (Second Empire), et Art-Déco…

L’acquisition du château de Bignicourt ne peut être qu’un coup de cœur : pouvez-vous nous dire ce qui a déclenché ce coup de cœur ?
Je suis originaire de la région et le challenge consistant à faire revivre un monument historique en partant de zéro jusqu’à la restauration finie me plaisait, d’autant plus que ce lieu est totalement atypique.

L’architecture est très particulière : elle évoque les villas vénitiennes. Pouvez-vous nous donner quelques explications ?
L’architecte Andrea Palladio était Italien, il s’inspirait de l’art Antique, comme en témoigne l’atrium autour duquel est bâti le château.

Que sont devenus le pigeonnier, le four à pain et la chapelle, classés eux aussi Monuments Historiques ?
Le pigeonnier et le four à pain ont été entièrement restaurés et sont devenus de confortables gîtes prêts à vous accueillir pour une ou plusieurs nuits. La chapelle sera restaurée plus tard.

Combien de temps a-t-il fallu pour mener à bien les importants travaux de restauration ?
De 2002 à 2014, les 3 premières années étant consacrées uniquement à l’élaboration des devis !

Existe-t-il en France d’autres exemples de châteaux similaires à celui de Bignicourt ? 
Il en existe une dizaine, celui de Bignicourt-sur-Saulx étant un exemple unique de l’époque Empire.

Vous avez lancé une souscription pour l’édition d’un livre sur le château, signe de l’étendue et de la qualité de ce patrimoine : donnez-nous envie de le lire !
Ce livre édité en 2015 grâce à la société des Amis du château est un recueil très illustré de 176 pages. Il met en lumière un patrimoine extraordinaire et accompagne la renaissance actuelle du château. En dix ans, des milliers de photographies, de nombreux documents d’archives ou encore des témoignages ont été rassemblés. Ils constituent la matière première de ce projet d’édition. Le parti pris est de proposer aux amoureux du patrimoine un ouvrage richement illustré permettant de découvrir non seulement l’histoire et l’architecture du château, mais aussi et surtout les différentes étapes de la sauvegarde et de la restauration du château et de son parc.

Vous avez lancé un concours pour le réaménagement du parc entourant le château, sur les conseils avisés de l’Ecole nationale supérieure du paysage de Versailles : quel projet a été retenu ?
12 projets furent présentés et nous avons retenu celui intitulé « Le jardin de l’infini » (clin d’œil à Andrea Palladio qui se servait habilement des 4 points cardinaux pour implanter ses constructions). Ce projet contemporain présente un grand respect de l’existant.


Jean-Marie DEROUARD et Laurence PADIOU
Président et Directrice de l’Office de tourisme de Châlons en Champagne
Métamorph’eau’ses

Comment cette nouvelle initiative a-t-elle vu le jour ?
L’Office de Tourisme avait fait le constat de l’importance de l’eau dans la ville et des attraits touristiques que nous pouvions développer sur ce créneau. Notre marque est devenue « La Venise pétillante ». Puis, nous avons proposé aux élus de la Communauté d’Agglomération Châlonnaise notre projet de mise en lumière du parcours des balades en barques, projet qui a été accueilli très favorablement. Métamorph’eau’ses, dont la réalisation se déroulera sur cinq ans, va donner une véritable identité touristique à Châlons-en-Champagne.

Pouvez-vous nous expliquer le principe de métamorph’eau’ses ?
Le succès des balades en barques ne cesse de croître depuis de nombreuses années. Ce n’est pas une raison de se contenter de s’en satisfaire. Nous avons souhaité aller plus loin, créer de la nouveauté, travailler sur une mise en valeur artistique du patrimoine naturel et architectural que l’on peut admirer tout au long de la promenade sur le Mau et le Nau. Le projet s’étale sur cinq années, le principe étant que chaque année deux ou trois sites seront magnifiés par la lumière. En 2015, ce sont les galeries souterraines et le Château du Marché qui ont été retenus.

Quel est le parti pris artistique de cette mise en lumière ?
Il s’agit avant toute chose d’émerveiller, de surprendre et de séduire. Les thèmes sont différents selon les lieux. Il y a bien sûr quelques références à l’histoire de la ville mais ce n’est en aucun cas une reconstitution historique. Les projections d’images sont accompagnées d’une ambiance musicale parfaitement adaptée.

Qui a conçu cette création ?
L’exigence de qualité était très forte. Suite à un appel d’offres, nous avons eu la chance de travailler avec une société (Skertzo) qui a fait ses preuves dans le domaine du spectacle son et lumière : Rêve de couleurs pour la cathédrale de Reims, Millénaire de celle de Strasbourg, Nuit des chimères au Mans…

Comment réserve-t-on ?
Uniquement par téléphone pour l’instant (nous n’avons pas encore de réservation en ligne sur notre site Internet…) ou directement à l’office de tourisme.

Ce spectacle est-il uniquement accessible via la balade en barque ?
Non, car excepté les galeries souterraines, l’ensemble du spectacle est visible depuis les berges, les piétons flâneurs sont donc les bienvenus.